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Les effets de la crise financière!

Les effets de la crise financière!

On entend souvent dire que le Québec s'en est mieux tiré que ses voisins canadiens et américains et cela semble se confirmer encore une fois.

En effet, lors d'une étude réalisée par l'IRB en mars 2009, 31 % des répondants affirmaient que la crise les affectait directement alors qu'aujourd'hui, seulement 20 % avouent que l'état de leurs finances personnelles s'est détérioré depuis la crise financière. On aurait pu s'attendre à pire.

Pour la vaste majorité des Québécois (67 %), la crise n'a eu aucun impact sur leur situation financière personnelle alors que 12 % d'entre eux avouent que cette dernière s'est plutôt améliorée depuis ce temps.

Mais une chose est sûre. Le niveau de bonheur des personnes dont la situation financière a été affectée par la crise a subi une sérieuse chute, l'IRB moyen de ces personnes se situant à 66,60, soit 12 points en dessous de celui des personnes pour qui la crise n'a eu aucun effet sur leur situation financière. C'est bien connu, l'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue fortement. Ce n'est d'ailleurs pas sans raison que la situation financière personnelle apparaît au 5e rang des 24 facteurs d'influence du bonheur.

Les gagnants vs les perdants

Il y en a toujours et les plus touchées par la crise sont invariablement les personnes les plus vulnérables. Ainsi, les personnes monoparentales (31 %), celles ne possédant qu'un diplôme de secondaire 5 (25 %) et déclarant des revenus inférieurs à 25 000 $ (25 %) sont les groupes les plus touchés.

On remarque également que les effets négatifs de la crise financière augmentent avec l'âge des répondants alors qu'à l'autre bout du spectre, les hommes (17 %), les personnes qui déclarent des revenus de 80 000 $ et plus(19 %) et ceux qui se situent à la droite de l'échiquier politique(20%) sont plus nombreux à affirmer que leur situation financière personnelle s'est améliorée depuis cette crise.

Cette analyse est en bonne partie confirmée par les mêmes écarts observés entre les personnes qui ont dû, en raison de cette crise, modifier passablement leurs habitudes de consommation (14 % des répondants) et ceux qui, au contraire, n'ont rien changé du tout (39 % des répondants).

Détérioration de sa situation financière personnelle depuis la crise en fonction de l'âge