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Le complexe des régions: Une légende urbaine?

Le complexe des régions : Une légende urbaine?

Probablement parce que ça fait leur affaire de le penser. Une chose est certaine, c'est une question qui fait jaser et qui, de temps à autre, soulève les passions. L'IRB a voulu en avoir le cœur net et surtout, voir si les perceptions face à cette question pouvaient influencer le niveau de bonheur.

La perception d'une minorité

Mentionnons au départ que le cinquième des répondants (20 %) est d'accord pour prétendre que « les gens vivant en région souffrent d'un petit complexe par rapport à ceux qui vivent à Montréal ». Une personne sur cinq qui pense ainsi, ce n'est pas beaucoup. La réalité est-elle inférieure à la perception? Je croirais que oui, mais cela dépend à qui l'on parle.

Ainsi, cette perception passe du simple au triple (10 % vs 31 %) selon que l'on habite en régions ou à Montréal. Pour ces derniers, c'est presque une personne sur trois qui pense ainsi. Ça devient un peu plus sérieux, mais cette donnée démontre hors de tout doute les écarts de perception et le petit fossé qui sépare les deux sociétés distinctes du Québec.

La perception d'une élite?

Si les chiffres ne nous permettent pas de parler d'une telle perception de la part de l'élite, nous pouvons certes utiliser le mot « tendance » qui, dans le contexte, s'avère plus juste. Ainsi, les diplômés universitaires (27 %) et les personnes affichant les plus hauts revenus (80 000 $ et +) (25 %) sont plus nombreux à partager la perception que « les gens vivant en région souffrent d'un petit complexe par rapport à ceux qui vivent à Montréal", tout comme les hommes également (24 %) alors que les femmes se situent à l'opposé (15 %).

Le bonheur à l'enseigne de la solidarité

En termes de bonheur, cela ne fait pas ou peu de différences que l'on pense d'une façon ou d'une autre par rapport à cette question, l'IRB des deux groupes étant presque identique (76,70 Montréal vs 77,70 régions) ,

Mais là où une différence devient perceptible cependant, c'est lorsqu'on pousse la réflexion d'un cran et que l'on demande si « l'espèce de rivalité qui existe entre Montréal et les régions est fondée et véritable ». Dans ce cas, les 27 % qui affirment que oui affichent un IRB moyen de 3 points inférieurs à celui des 67 % de personnes qui prétendent que non (IRB de 75,50 vs 78,20).

Comme quoi, le bonheur s'épanouit mieux dans l'entente, la collaboration et la solidarité que dans la rivalité, la confrontation et l'individualité. Cette observation vient d'ailleurs appuyer de nombreuses autres allant dans le même sens.